Créée par Olivier Marchal, la série BRAQUO reflète un monde éprouvant habité de personnages à vif. BRAQUO suit au plus près la trajectoire d'hommes ordinaires qui, malgré eux, vont progressivement plonger dans la violence et la paranoïa, tout en exerçant leur métier de flic. Un polar pur.
BRAQUO suit le destin de flics qui passent la ligne rouge ; c'est une histoire de mélange des genres et de confusion des valeurs. Le premier pas de côté fait par Eddy Caplan et son groupe VP (VP pour "voie publique") en entraîne un suivant et les conduit toujours plus loin de la lumière, d'une vie sereine, d'une possible rédemption. Face à des voyous au bras long et à une hiérarchie qui les broie, ces flics sont assaillis par un sentiment d'impuissance et d'inutilité. Aussi les flics d'Olivier Marchal vivent-ils leur métier comme un sacerdoce et un chemin de croix. "Je voulais avant tout, souligne Marchal, créer une série qui mette en lumière l'injustice à être flic aujourd'hui. Montrer comment ils sont amenés à travailler sans filet et le fait qu'ils soient déconsidérés par tout le monde."
Dans cette série tournée en 35 mm, Marchal - épaulé par Frédéric Schoendoerffer, réalisateur des quatre derniers épisodes - mêle à la tension et au suspense la sensualité, la beauté, l'émotion et la grande humanité qui se dégagent des personnages. Le réalisateur en profite pour dépoussiérer le genre. Très peu d'enquêtes policières, paradoxalement, dans ce polar. Tout se concentre sur les personnages particulièrement soignés, incarnés par de grands comédiens. Jean-Hugues Anglade, Nicolas Duvauchelle, Karole Rocher, Joseph Malerba habitent littéralement leur rôle et "donnent corps" à ces gueules cassées, toujours en équilibre fragile entre l'ordre et sa transgression. Une série d'une grande efficacité et d'une belle exigence artistique.
Série de Olivier Marchal avec Jean-Hugues Anglade (Eddy Caplan), Nicolas Duvauchelle (Théo Vachewski), Joseph Malerba (Walter Morlighem), Karole Rocher (Roxane Delgado).
Image : Denis Rouden / Musique : Erwann Kermorvant
Les agents Eddy Caplan et Walter Morlighem font chanter un avocat : ils veulent obtenir de lui la planque de Lemoine, un bandit de haut vol. Avec l'aide de Théo Vachewski et de Roxane Delgado, ils appréhendent le criminel.
Au QG de la PJ, le commandant Rossi va trop loin lors de l'interrogatoire d'un certain Benaïssa, soupçonné de meurtre aggravé. Ce dernier accuse bientôt Rossi de violences et même de tentative de viol. L'IGS, la police des polices, qui avait Rossi dans sa ligne de mire, se saisit du dossier et place le commandant en garde à vue. Ne pouvant supporter de voir sa réputation ainsi entachée, Rossi met fin à ses jours.
De son côté, Lemoine est relâché pour vice de procédure.